InO

centre Barbara tous de dos 4 mars

InO – INTERPÉNÉTRATION ET NON-OBSTRUCTION

Pratique exploratoire du son, du visuel, de l’action et de la composition en temps réel.
Le principe d’interpénétration et non-obstruction énoncé par John Cage consiste (pour faire vite…) à considérer que les sons dans n’importe quel environnement s’interpénètrent et ne s’obstruent pas. Cette écoute attentive du réel devient une expérience musicale pour qui choisit de la vivre comme telle.
InO est une pratique de composition en temps réel qui se propose de constater cette interpénétration et cette non-obstruction des sons, mais aussi des perceptions visuelles, sensorielles et imaginaires. Ce prisme est utilisé pour recevoir le monde et émettre au monde et pour ainsi composer une poésie collective poreuse entre les êtres et le milieu.

LE SON

La tâche de base que nous venons faire dans cet espace commun est : écouter tous les sons. Pour commencer, nous nous mettons dans un état de réception des sons à l’exclusion de toute émission. Cette pratique introductive permet de s’interroger sur ce à quoi l’on s’occupe, lorsqu’on ne produit pas de sons…
Puis dans un deuxième temps nous ajoutons la possibilité d’émettre dans le respect du principe d’interpénétration et non-obstruction. Tout son émis est reçu et écouté par chacun.
Nous pouvons nous interroger sur notre façon d’émettre du son :
-nous émettons du son malgré nous (nous sommes vivant)
-nous émettons du son de façon non-intentionnelle (mouvement, déplacement, action)
-nous émettons du son de façon indirecte (je fais une action qui m’intéresse et j’ai conscience qu’elle produit du son)
-nous émettons du son de façon intentionnelle (je fais une action pour faire du son)
-nous émettons du son et cela fait de la musique
-nous émettons du son pour faire de la musique
etc.

LES AUTRES PERCEPTIONS

Nous explorons la réception et l’émission des sons mais aussi des autres perceptions : le visuel, le sensoriel, l’imaginaire. Nous explorons les spécificités de ces réception / émissions selon les sens et leur contours parfois ambigus et ambivalents.
Si « tout est musique » alors une action, une image, une émergence imaginaire, une bascule spatiale est aussi musique. Elle se suffit à elle-même et elle agit sur l’espace sonore. Elle s’inscrit dans la composition musicale au même titre qu’une information sonore.
A la pratique active de l’écoute s’ajoute ainsi la pratique active de la contemplation. L’écoute permet à la musique d’exister au même titre que le regard fait exister le performatif.

AU SERVICE DE LA POÉSIE

L’exploration du principe d’Interpénétration et non-Obstruction est la tâche que nous venons éprouver. Nous nous interrogeons sur ce que peut bien vouloir dire «interpénétration » et « non-obstruction». Cette tâche guide nos choix et nos ajustements à ce qui a lieu, avec un désir artistique. Nous interrogeons notre goût et notre sensibilité pour ce qui relève du poétique et du musical. Nous interrogeons ce que nous créons, ce que nous transformons, ce que nous composons.
Nous favorisons et soutenons les émergences. Nous explorons le performatif dans l’étendue de sa gamme d’intensité énergétique depuis le rien, jusqu’au plein.

Nous explorons la forme, la construction dans le temps, la notion d’œuvre.

 

DSC_1814Photos : Anne Savelli et Anne-Catherine Nicoladzé

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